Lorsqu’une personne découvre qu’elle a confié son argent à un faux trader en cryptomonnaie, elle pense souvent que les sommes transférées sont définitivement perdues. Le conseiller ne répond plus, la plateforme bloque le retrait ou réclame encore une taxe avant toute restitution.

Pourtant, plusieurs recours peuvent être envisagés. Selon le dossier, la stratégie peut associer une procédure pénale contre les escrocs, l’analyse des transactions en cryptomonnaie et, lorsque les conditions juridiques sont réunies, des démarches civiles ou bancaires visant la réparation du préjudice.

Depuis 7 ans, le cabinet Ziegler & Associés accompagne des victimes d’escroqueries financières. Selon ses données internes, plus de 900 dossiers liés notamment aux arnaques crypto, aux faux traders et aux investissements frauduleux ont été traités, et plus de 600 victimes ont pu être aidées dans la récupération de fonds au travers des procédures engagées.

Comprendre l’arnaque au faux trader en cryptomonnaie

Le faux trader cherche avant tout à se présenter comme un professionnel des marchés financiers.

Il peut contacter la victime après une publicité sur Internet, via WhatsApp, Telegram, LinkedIn, Facebook ou par téléphone.

Son discours est souvent particulièrement rassurant.

Il explique qu’il accompagne déjà de nombreux investisseurs et qu’il dispose d’une méthode capable de générer des performances importantes grâce au Bitcoin, à l’Ethereum, à l’USDT ou à d’autres crypto-actifs.

Le premier investissement sert à instaurer la confiance

Le fraudeur propose généralement un premier dépôt relativement limité.

La victime voit ensuite apparaître des bénéfices sur une plateforme de trading.

Le faux trader l’appelle pour lui expliquer que son portefeuille progresse et qu’elle pourrait gagner davantage en augmentant son capital.

Les versements deviennent progressivement plus importants.

Les gains affichés peuvent être entièrement fictifs

Le tableau de bord présenté à la victime peut ne correspondre à aucune opération réelle.

Les profits affichés servent simplement à convaincre la personne qu’elle possède un capital important.

C’est généralement au moment du retrait que la fraude apparaît.

Le faux trader peut alors réclamer une taxe, une assurance, des frais de conformité ou une prétendue commission de sortie.

Quels recours juridiques existent en France ?

Lorsqu’une victime comprend qu’elle a été trompée, plusieurs voies doivent être examinées.

La procédure pénale contre les fraudeurs

La première consiste à documenter l’escroquerie.

La plainte peut comporter les identités utilisées, le nom de la plateforme, les conversations, les comptes bancaires, les wallets et les identifiants de transactions.

L’objectif est de montrer comment la victime a été amenée à remettre les fonds.

Le dossier doit donc présenter les manœuvres utilisées : fausse qualité de trader, faux résultats, promesses de rendement ou encore pression pour effectuer de nouveaux versements.

L’analyse des paiements bancaires

Une partie des fonds peut avoir quitté le compte bancaire de la victime avant d’être convertie en crypto-actifs.

Il convient alors d’examiner les virements, leur montant, leur fréquence, les bénéficiaires et le fonctionnement antérieur du compte.

La responsabilité bancaire n’est jamais automatique. Cependant, certaines circonstances peuvent justifier une analyse approfondie du comportement de l’établissement.

L’étude des transactions blockchain

Lorsque du Bitcoin, de l’Ethereum ou de l’USDT ont été transférés, les adresses de wallets et identifiants de transactions doivent être conservés.

Ils peuvent aider à reconstituer certains mouvements.

Le traçage d’une transaction ne garantit cependant pas, à lui seul, la récupération des actifs.

Pourquoi combiner le pénal et le civil ?

Une stratégie uniquement dirigée contre les faux traders peut être insuffisante.

Les escrocs utilisent fréquemment de fausses identités, des sociétés étrangères, des numéros virtuels et plusieurs portefeuilles crypto.

Le volet pénal permet de poursuivre les auteurs et de documenter l’organisation frauduleuse.

Le volet civil ou bancaire permet, lorsque le droit et les faits le permettent, de rechercher la responsabilité d’un intermédiaire identifiable.

Cette combinaison permet donc d’étudier plusieurs voies de réparation au lieu de dépendre exclusivement de la localisation du fraudeur.

Comment Ziegler & Associés accompagne les victimes ?

Depuis 7 ans, Ziegler & Associés développe une pratique centrée notamment sur les escroqueries financières et les fraudes utilisant les crypto-actifs.

Le cabinet analyse la chronologie complète de la fraude :

 

    • premier contact avec le faux trader ;

    • virements bancaires ;

    • achats de cryptomonnaies ;

    • wallets destinataires ;

    • demandes de retrait ;

    • frais supplémentaires réclamés.

Selon ses données internes, le cabinet a déjà traité plus de 900 dossiers liés aux escroqueries crypto, faux traders et investissements frauduleux.

Plus de 600 victimes ont également pu être aidées dans la récupération de fonds dans le cadre des procédures mises en œuvre.

Ces données ne préjugent pas de l’issue d’un nouveau dossier. Elles traduisent toutefois l’expérience acquise dans ce type de contentieux.

Les erreurs à éviter après une arnaque au faux trader

La première erreur consiste à continuer de payer.

Un faux trader peut expliquer qu’une dernière taxe permettra de récupérer tout le capital.

En pratique, cette somme supplémentaire peut simplement prolonger la fraude.

Il faut également éviter de supprimer les conversations.

Les messages WhatsApp, Telegram, courriels et captures d’écran peuvent constituer des preuves importantes.

Enfin, il faut se méfier des personnes qui contactent spontanément la victime en promettant de récupérer les fonds contre une nouvelle somme. Il peut s’agir d’une recovery scam, c’est-à-dire d’une seconde escroquerie.

FAQ

Peut-on récupérer son argent après une arnaque au faux trader ?

Cela peut être possible selon les circonstances. Le parcours bancaire et crypto des fonds, les preuves et les responsabilités susceptibles d’être engagées doivent être étudiés.

Ma banque peut-elle être responsable ?

Dans certaines situations, son comportement peut être analysé. La responsabilité bancaire n’est cependant jamais automatique.

Faut-il porter plainte contre un faux trader ?

Le dépôt d’une plainte constitue généralement une démarche importante afin de documenter les manœuvres frauduleuses et les flux financiers.

Peut-on agir si le faux trader est à l’étranger ?

Oui. La dimension internationale ne rend pas automatiquement toute action impossible.

Quel avocat choisir après une arnaque crypto ?

Il est pertinent de consulter un avocat habitué aux escroqueries financières, au contentieux bancaire et aux mécanismes des crypto-actifs.

Conclusion

Une arnaque au faux trader en cryptomonnaie doit être analysée rapidement et dans sa globalité.

La priorité consiste à interrompre les paiements, conserver les preuves, sauvegarder les wallets et faire examiner la totalité du circuit financier.

Selon les circonstances, la stratégie peut associer une procédure pénale contre les fraudeurs et des recours civils ou bancaires destinés à rechercher une réparation.

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