Warning Trading Nicolas GAIARDO : ce que disent les décisions de justice sur ce site et de son dirigeant
Réponse à la publication Linkedin du 9 juillet 2026 de WARNING TRADING
Le 9 décembre 2025, le tribunal de commerce d’Aix-en-Provence a condamné la société Warning Trading pour dénigrement envers le cabinet Ziegler & Associés : 20 000 euros de préjudice matériel, 10 000 euros de préjudice moral et 8 000 euros de frais, avec retrait de l’article visé. Le jugement est frappé d’appel.
Warning Trading se présente comme un média d’investigation qui traque les escroqueries financières. Les décisions de justice racontent une autre histoire : celle d’une société dirigée par un Nicolas GAIARDO, un homme condamné pour escroquerie, qui multiplie les procédures contre ceux qui la critiquent. La société Warning Trading a été condamnée pour avoir dénigré notre Cabinet d’avocat. Voici les faits, tous tirés de décisions de justice.
1. Qui est Warning Trading et quels sont ses liens avec la Bulgarie ?
Warning Trading est éditée par une société établie à Aix-en-Provence, certifiée service de presse en ligne par la CPPAP depuis 2018. Son fondateur, Nicolas Gaiardo, se présente comme un ancien trader devenu défenseur des victimes de fraudes financières. Le modèle est simple : le site publie des articles dénonçant des sociétés qu’il qualifie d’arnaques, puis redirige les victimes qui le contactent vers des prestataires partenaires rémunérés.
Sur la société de DEONTOFI, il est affirmé que la société éditrice du site d’information Warning Trading (souvent connue sous le nom de Net & Law) est une entreprise ayant opéré depuis la Bulgarie.
(https://deontofi.com/que-penser-du-site-warning-trading-deontofi-com-repond/)
(https://deontofi.com/directive-ue-anti-proces-baillons-espere-transposition/)
La question de la Bulgarie avec Warning Trading revient très souvent.
2. Nicolas Gaiardo, un dirigeant condamné pour escroquerie en bande organisée
Le 28 juin 2007, le tribunal correctionnel de Draguignan a condamné Nicolas Gaiardo à douze mois d’emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d’amende pour escroquerie en bande organisée à l’encontre de multiples victimes. Monsieur Nicolas Gaiardo est donc définitivement condamné « d’avoir, sur le territoire national et en Italie, entre le 1er janvier 1998 et le 31 décembre 1999, étant membre du réseau pyramidal « ‘GOLDFINGER » et membre créateur du réseau EPSILON, en employant des manœuvres frauduleuses, en l’espèce une mise en scène constituée notamment : par l’annonce de l’existence et de l’appartenance à une société légale étrangère ; par l’organisation de réunions de présentation erronée et tronquée des espérances de gains imaginaires; par des pressions psychologiques et mise en condition afin d’obtenir l’adhésion des futurs membres ; par l’adhésion à un système pyramidal désiquilibré de répartition des fonds au profit des seuls dirigeants; trompé, notamment par la croyance en l’existence d’une fausse entreprise ainsi que diverses victimes non identifiées pour les déterminer à remettre des fonds, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée. Faits qualifiés d’escroquerie en bande organisée ».
Cette condamnation peut être rappelée publiquement : la Cour d’appel de Paris l’a jugé expressément dans un arrêt du 31 janvier 2024, après que Nicolas Gaiardo a tenté de la faire effacer. La Cour a retenu que cette information relève d’un débat d’intérêt général sur la protection des épargnants et prime son droit à la vie privée. Celui qui a bâti sa réputation sur la dénonciation des escrocs a donc lui-même été condamné pour escroquerie, et a échoué à le cacher.
Nicolas Gaiardo prétend n’avoir jamais été condamné ni qu’aucun épargnant n’a jamais eu à se plaindre de ses prestations. Cependant Nicolas Gaiardo, fondateur et éditeur du site Warning-Trading, est le premier prévenu pour des délits d’escroquerie en bande organisée.
https://www.courdecassation.fr/en/decision/65bb49341712fc000885e9da
3. Warning Trading multiplie les procédures baillons
Warning Trading attaque en justice ceux qui la critiquent. Le journaliste Gilles Pouzin, du site Deontofi.com, en fait les frais depuis 2015. Deux juridictions ont recadré la méthode : le tribunal de commerce de Paris a débouté la société le 3 novembre 2016, et le tribunal de grande instance de Paris, le 6 février 2018, a dénoncé une tentative de contourner la loi de 1881 sur la presse en changeant de fondement juridique pour les mêmes faits. Warning Trading ne perd pas à tous les coups mais le constat tient : elle engage un nombre considérable de procédures, en perd beaucoup, et les juges y voient un détournement des règles protégeant la liberté d’expression. C’est le mécanisme même des procédures-bâillons, aujourd’hui visée par la directive européenne 2024/1069 du 11 avril 2024 https://deontofi.com/directive-ue-anti-proces-baillons-espere-transposition/
4. Les procédures baillons de Warning Trading dénoncées par le l’Observatoire de la déontologie de l’information
Selon le rapport 2020 de l’Observatoire de la déontologie de l’information, Warning-Trading.com, édité par Nicolas Gaiardo, aurait engagé pendant plusieurs années de nombreuses procédures judiciaires contre Deontofi.com, un site spécialisé dans la déontologie financière et la mise en garde des épargnants. Le document indique que Warning Trading aurait été débouté de plusieurs actions, notamment d’une procédure en diffamation jugée en mai 2019, et évoque également la production de faux témoignages dans le cadre d’un contentieux civil encore en attente à l’époque. Le rapport affirme par ailleurs que Warning Trading aurait obtenu en 2018, pour une durée probatoire d’un an, la reconnaissance comme service de presse en ligne sur la base d’une demande jugée trompeuse. Après vérification, la Commission paritaire des publications et agences de presse n’aurait pas renouvelé cette certification, suspendue depuis la fin de l’année 2019 en raison de doutes sur la nature et la qualité journalistique de ses activités.
5. Warning Trading condamnée par la justice pour dénigrement de notre Cabinet d’avocat
Le 18 octobre 2024, Warning Trading a publié un article visant notre associé : avis positifs prétendument faux, honoraires qualifiés d'excessifs, expérience mise en doute. Le 9 décembre 2025, le tribunal de commerce d'Aix-en-Provence a tranché : il s'agit de dénigrement. La société a été condamnée à nous verser 20 000 euros pour le préjudice matériel, 10 000 euros pour le préjudice moral et 8 000 euros de frais, et à supprimer l'article et l'avis Google. Le jugement est frappé d'appel et n'est pas définitif ; nous en défendrons le bien-fondé.
Condamnée par le tribunal de commerce d'Aix-en-Provence, Warning Trading refuse d'exécuter. Alors que l'exécution provisoire du jugement était de droit, la société n’a pas réglé les sommes dues et n’a pas retiré l’article et l’avis Google, au mépris du jugement.
Plutôt que de s'exécuter, elle a saisi le juge de l’exécution, non pour un motif sérieux mais pour retarder l'échéance et rouvrir un débat déjà tranché. C'est la même logique que celle qui traverse tout ce dossier : user de la procédure comme d'une arme d'usure, cette fois pour se soustraire à une condamnation. Un procédure-bâillon de plus, au stade de l'exécution.
Ci-joint la preuve de la faute caractérisée de WARNING TRADING par le Tribunal le 9 décembre 2025 :


6. Un volet pénal : intrusion dans nos données
Ce même jugement a établi qu'un agent de Warning Trading, Sébastien Borgeaud, opérant sous le pseudonyme de Philippe Miller, avait poussé une ancienne stagiaire de notre Cabinet à violer le secret professionnel, à copier nos données et à publier de faux avis. Une enquête pénale a suivi, avec des gardes à vue en décembre 2024. La procédure est en cours et les intéressés bénéficient de la présomption d'innocence : nous n'en dirons pas plus sur ce point. Mais les faits en disent long sur les méthodes employées pour nous nuire.
Ci-joint la preuve que Warning Trading via Sébastien Borgeaud alias Philippe Miller utilise des méthodes plus que contestable pour mettre des faux avis, demander les codes de messageries, demander de faire une copie du disque dur du cabinet d’avocats et donc de l’ensemble des informations pour un objectif de dénigrement.
Décision du Tribunal le 9 décembre 2025 :

7. Droit à l'image : une défaite en demi-teinte et un arrêt qui reconnaît le montage grotesque
Nous ne cachons pas les décisions qui nous sont défavorables. Sur le terrain du droit à l'image, la Cour d'appel de Paris a débouté notre associé le 3 juillet 2026, estimant que l'usage des photographies relevait de la liberté d'expression. La même Cour a pourtant qualifié le photomontage d'« impression grotesque et défavorable » créant « une image globalement inadaptée à la profession d'avocat ». Autrement dit, elle reconnaît le caractère dégradant du montage tout en l'estimant couvert par la liberté d'expression, ce qui est éminemment discutable.
En première instance, Warning Trading avait été condamnée à supprimer cet article en retenant qu’« il ne peut être considéré que le montage photographique litigieux, constitué d’une multiplication de clichés photographiques de Jocelyn ZIEGLER dans le but manifeste de le discréditer en illustrant sa supposée duplicité, constituait une illustration pertinente de l’article ».
Surtout, ce montage illustre des propos ayant fait l’objet d’une condamnation pour dénigrement, empêchant de fait une mise en balance avec la liberté d’expression.
L’arrêt de la Cour d’appel n'est pas définitif et nous allons nous pourvoir en cassation.
Conclusion
Nicolas Gaiardo, le dirigeant de Warning trading condamné pour escroquerie en bande organisée. Warning trading, une société qui multiplie les procédures que les juges qualifient de contournement du droit de la presse. Warning Trading condamné en justice pour dénigrement de notre Cabinet d’avocats. Les faits sont là, et ils sont documentés. Nous continuerons de défendre nos droits face aux méthodes de Warning Trading.
Questions fréquentes
Warning Trading a-t-il été condamné ?
Oui. Le 9 décembre 2025, le tribunal de commerce d'Aix-en-Provence a condamné la société Warning Trading pour dénigrement du cabinet Ziegler & Associés, à 38 000 euros au total et au retrait de l'article ainsi que de l'avis Google. Le jugement fait l'objet d'un appel.
Qui est Nicolas Gaiardo, fondateur de Warning Trading ?
Nicolas Gaiardo a fondé Warning Trading et se présente comme un ancien trader devenu défenseur des victimes de fraudes financières. Le 28 juin 2007, le tribunal correctionnel de Draguignan l'a condamné à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d'amende.
Warning Trading a-t-il exécuté sa condamnation ?
Non. Alors que l'exécution provisoire du jugement était de droit, la société n'a réglé aucune des sommes dues et n'a retiré ni l'article ni l'avis Google. Elle a saisi le juge de l'exécution, ce qui a pour effet de retarder l'échéance.
La condamnation de Warning Trading est-elle définitive ?
Non. Le jugement du 9 décembre 2025 est frappé d'appel et n'est donc pas définitif. Le cabinet Ziegler & Associés défendra son bien-fondé devant la cour d'appel.
Quel est le modèle économique de Warning Trading ?
Le site publie des articles dénonçant des sociétés qu'il qualifie d'arnaques, puis oriente les victimes qui le contactent vers des prestataires partenaires rémunérés.
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