Revoprivee arnaque : 4 recours pour récupérer ses fonds
Revoprivee arnaque : vous avez versé des fonds sur cette plateforme et vous ne parvenez plus à les retirer. Ziegler & Associés détaille, dans ce cas de Revoprivee arnaque, les recours encore ouverts : annulation du virement, responsabilité bancaire et plainte pénale.
Revoprivee arnaque : ce que vous savez déjà
Le cabinet a détaillé ailleurs les signaux qui caractérisent Revoprivee arnaque, à savoir les promesses de rendement élevé, la pression au réinvestissement, l’interface de gains fictifs et le blocage des retraits. L’article Revoprivee arnaque revient sur ce mécanisme en détail et ne sera donc pas repris ici. Cette fiche s’adresse ainsi à celui qui a déjà versé des fonds sur Revoprivee et qui cherche, concrètement, ce qu’il peut faire pour les récupérer. Les recours existent, mais ils obéissent à des délais stricts qu’il faut connaître avant d’agir.
Ce que le cabinet constate dans ses dossiers
Ce mécanisme revient, dans les dossiers du cabinet, pour ce type de plateforme : un premier versement de quelques centaines à quelques milliers d’euros, puis des gains affichés sur une interface qui ne correspond à aucune opération réelle, puis un blocage au moment du retrait, et enfin une demande de frais supplémentaires pour débloquer les fonds. Le versement initial se fait le plus souvent par virement bancaire, parfois complété par carte bancaire. C’est cette circonstance qui ouvre les recours décrits ci-dessous, car un virement obtenu par manœuvre frauduleuse engage des mécanismes que la seule perte constatée n’ouvre pas.
Annuler le virement : le délai à respecter
Un virement peut faire l’objet d’une demande d’annulation, que les banques appellent recall. Cette demande doit être adressée le plus tôt possible dès qu’un cas de Revoprivee arnaque est identifié, car au delà de quelques jours ouvrés, la banque réceptrice a généralement déjà transféré les fonds hors de ses comptes, et la demande devient alors inopérante. Ce n’est toutefois pas un droit automatique. C’est une démarche de courtoisie entre établissements, qui dépend de la disponibilité des fonds sur le compte destinataire et de la réactivité de la banque sollicitée. Elle reste néanmoins la première chose à tenter, dans les heures qui suivent la découverte de la fraude.
La responsabilité de l’établissement bancaire, sur deux fondements
La responsabilité de votre établissement bancaire repose sur deux terrains distincts et cumulatifs. Le premier est son devoir de vigilance : une banque doit détecter les opérations atypiques, par leur montant ou leur fréquence, et alerter son client avant de les exécuter. Le second est l’article L133-18 du code monétaire et financier, qui régit les opérations de paiement non autorisées et impose leur remboursement. Les établissements opposent cependant presque toujours la négligence grave du payeur pour écarter leur responsabilité. C’est un terrain jurisprudentiel qui évolue, puisque les juridictions reconnaissent avec une netteté croissante le devoir de conseil du banquier et son obligation de sécurité renforcée, y compris dans un dossier de Revoprivee arnaque.
La plainte pénale : ce qu’elle permet et ce qu’elle ne permet pas
La plainte pénale, déposée auprès du commissariat, de la gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République, permet d’ouvrir une enquête et, le cas échéant, d’identifier les auteurs. Elle ne garantit pas, en revanche, la récupération des fonds : c’est une voie de justice, non une voie de remboursement immédiat. Elle reste pourtant indispensable, y compris en parallèle de l’annulation du virement et de l’action contre la banque. Une plainte classée sans suite n’empêche pas une action civile ultérieure, et le récépissé de dépôt constitue une pièce que l’établissement bancaire demandera presque systématiquement. Le dépôt peut aussi se faire en ligne via service-public.fr.
Signaler une plateforme frauduleuse
Quelles pièces réunir, et dans quel ordre
Le cabinet demande, dans cet ordre, les relevés bancaires faisant apparaître les virements litigieux, les échanges avec Revoprivee, qu’ils soient par courriel, messagerie ou interface de la plateforme, les captures d’écran du compte affichant les soldes et tentatives de retrait, et enfin le récépissé de dépôt de plainte. Ces pièces doivent être rassemblées avant tout contact avec la banque, et de préférence dans les jours qui suivent la découverte de la fraude, car un dossier incomplet retarde l’instruction et peut compromettre le délai utile de l’annulation du virement, c’est à dire du recall.
Ce qu’il ne faut pas faire
Il ne faut jamais verser de frais supplémentaires pour débloquer un retrait : c’est une demande que les plateformes de ce type formulent systématiquement, et elle ne débloque jamais rien. Il ne faut pas non plus répondre à une société de récupération de fonds qui recontacte spontanément une victime, car ces sociétés ciblent souvent les mêmes bases de données que celles utilisées pour l’arnaque initiale. Il ne faut enfin jamais effectuer un nouveau versement sur la promesse d’un remboursement partiel ou d’un déblocage accéléré. Ces trois réflexes retardent la constitution du dossier et peuvent compromettre les recours encore ouverts.
Que disent les autorités sur Revoprivee ?
Le registre officiel de l’AMF permet de vérifier si une plateforme dispose d’un agrément pour proposer des produits financiers ou des actifs numériques en France. À la date de publication, le cabinet invite ainsi tout lecteur à y vérifier la situation de Revoprivee avant tout nouveau versement, l’absence d’agrément ne prouvant pas à elle seule une fraude, mais s’ajoutant aux autres signaux déjà identifiés. La Banque de France et cybermalveillance.gouv.fr publient également des alertes régulières sur les plateformes d’investissement non autorisées. Un dossier Revoprivee arnaque gagne donc à être signalé sur ces deux canaux, en complément de la plainte pénale.
Agir avec Ziegler & Associés
Le cabinet d’avocats Ziegler & Associés, barreau de Paris, intervient depuis 2019 sur les dossiers d’escroquerie financière en ligne. Il a ainsi traité plus de 900 dossiers, obtenu l’indemnisation de plus de 600 victimes et récupéré plus de 13 millions d’euros. Le cabinet est joignable au 01 88 31 45 92, ou au 51 avenue Raymond Poincaré, 75116 Paris, pour une première analyse d’un dossier Revoprivee arnaque.
Questions fréquentes
Quels recours contre sa banque après une escroquerie par virement ?
Deux fondements sont cumulables : le devoir de vigilance de la banque et l’article L133-18 du code monétaire et financier sur les opérations non autorisées. La banque oppose souvent la négligence grave du client, mais la jurisprudence reconnaît, de plus en plus, son obligation de sécurité renforcée.
Combien de temps faut-il pour récupérer de l’argent après une arnaque financière ?
L’annulation du virement ne fonctionne que dans les jours qui suivent l’opération. Une action contre l’établissement ou une plainte pénale se mesure, en revanche, en mois, parfois davantage selon la complexité du dossier et le nombre d’établissements impliqués dans le circuit des fonds.
Un avocat peut-il récupérer l’argent d’une arnaque à l’investissement en ligne ?
Un avocat ne peut jamais garantir un résultat. Il réunit cependant les pièces, engage la responsabilité de l’établissement bancaire sur ses deux fondements, dépose la plainte pénale et suit le dossier dans la durée. Ziegler & Associés a ainsi récupéré plus de 13 millions d’euros pour ses clients depuis 2019.
Contacter le cabinet
Le cabinet Ziegler & Associés intervient en défense des victimes
d’escroqueries financières en ligne. Il examine les dossiers qui lui sont soumis
et engage les recours appropriés.
Vous pouvez écrire
au cabinet, appeler le 01 88 31 45 92 ou
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en ligne.
Cabinet d’avocats Ziegler & Associés, 51 avenue Raymond
Poincaré, 75116 Paris. Le cabinet reçoit sur rendez-vous.