Avocat escroquerie crypto

Un avocat spécialisé en escroquerie aux cryptomonnaies analyse les transactions sur la blockchain, dépose plainte notamment via la plateforme THESEE du ministère de l’Intérieur , met en cause la banque ou les intermédiaires en cas de défaut de vigilance, et se constitue partie civile pour tenter de bloquer ou récupérer les fonds. Ziegler & Associés a traité plus de 900 dossiers de ce type, avec plus de 600 victimes indemnisées.

Si vous avez été victime d’une plateforme de trading frauduleuse, d’un faux conseiller en investissement crypto ou d’un rug pull, chaque jour compte : plus l’action est engagée tôt, plus les chances de tracer et de bloquer les fonds sont élevées.

Qu'est-ce qu'une escroquerie aux cryptomonnaies ?

Une escroquerie aux cryptomonnaies consiste à obtenir des fonds par des manœuvres frauduleuses fausse plateforme d’investissement, faux conseiller se présentant comme agréé, promesse de rendements garantis, minage fictif, ou « rug pull » (abandon soudain d’un projet après collecte des fonds). En droit pénal français, ces faits relèvent le plus souvent de l’escroquerie (article 313-1 du Code pénal) ou de l’abus de confiance, avec des peines aggravées lorsque l’infraction est commise en bande organisée.

Le point commun à la majorité de ces arnaques : l’absence d’agrément PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques) délivré par l’AMF, une pression pour investir rapidement, et des retraits qui deviennent impossibles ou soumis à des « frais de déblocage » fictifs.

Les signaux d'alerte à connaître

  • Rendements garantis ou anormalement élevés, sans risque annoncé
  • Plateforme absente de la liste blanche AMF/ACPR des PSAN enregistrés
  • Conseiller injoignable dès qu’un retrait est demandé
  • Demande de frais supplémentaires pour « débloquer » un retrait
  • Pression commerciale insistante, urgence artificielle
  • Site web récent, mentions légales absentes ou incohérentes

Que faire immédiatement si vous êtes victime ?

  1. Cesser tout nouveau versement, y compris les « frais de déblocage » demandés par l’escroc.
  2. Conserver toutes les preuves : échanges (mails, SMS, WhatsApp), captures d’écran de la plateforme, relevés bancaires, adresses de portefeuille (wallets) utilisées.
  3. Alerter votre banque sans délai pour tenter une opposition ou un rappel de virement.
  4. Consulter un avocat spécialisé avant de déposer plainte seul — la qualification juridique et la constitution du dossier conditionnent la suite de la procédure.

Porter plainte via la plateforme THESEE

Les escroqueries en ligne, y compris les arnaques crypto, peuvent être signalées via THESEE (Traitement Harmonisé des Enquêtes et Signalements pour les Escroqueries en Ligne), la plateforme du ministère de l’Intérieur dédiée aux infractions numériques. Une plainte bien argumentée identifiant les adresses de portefeuille, la chronologie des versements et les éléments de manipulation augmente significativement les chances de voir l’enquête aboutir.

Tracer les fonds : l'analyse blockchain

Contrairement à une idée reçue, les transactions en cryptomonnaies ne sont pas anonymes : elles sont enregistrées de façon publique et permanente sur la blockchain. Un avocat expérimenté en la matière travaille avec des outils d’analyse de flux pour :

  • Identifier les adresses de portefeuille destinataires
  • Reconstituer le chemin des fonds à travers plusieurs transactions
  • Établir des réquisitions auprès des plateformes d’échange (exchanges) lorsque les fonds y transitent

Cette traçabilité technique est un élément clé de la stratégie pénale et des réquisitions judiciaires.

Engager la responsabilité de la banque

Lorsque les fonds ont transité par virement bancaire ou carte, la banque émettrice peut, dans certains cas, voir sa responsabilité engagée pour défaut de vigilance — notamment si des signaux d’alerte évidents (montants inhabituels, bénéficiaire à risque, opérations répétées) auraient dû déclencher un contrôle renforcé. C’est un second levier de recours, indépendant de la procédure pénale contre l’auteur de l’escroquerie.

Se constituer partie civile

La constitution de partie civile permet à la victime de participer activement à la procédure pénale et de réclamer réparation de son préjudice devant la juridiction pénale, en complément — ou à défaut — d’une action civile distincte. C’est une étape que Ziegler & Associés engage systématiquement lorsque la situation le permet, pour maximiser les chances d’indemnisation.

Pourquoi choisir Ziegler & Associés

Le cabinet, inscrit au Barreau de Paris, est spécialisé dans la défense des victimes d’escroqueries financières et de cryptomonnaies. Fondé par Me Jocelyn Ziegler, il a :

  • Traité plus de 900 dossiers d’escroquerie financière et crypto
  • Obtenu l’indemnisation de plus de 600 victimes, via les procédures pénales et l’assurance bancaire
  • Une expertise reconnue en analyse de transactions blockchain, procédure THESEE et mise en cause bancaire
Avocat Associé

Alexandre DAKOS

Diplômé de l’Université Panthéon-Assas et de HEC, Alexandre DAKOS a exercé dans plusieurs cabinets d’affaires prestigieux, dont Darrois Villey Maillot Brochier, Bredin Prat, UGGC et Dentons, avant de créer sa propre structure puis de rejoindre le Cabinet ZIEGLER & ASSOCIÉS. Spécialisé en droit des affaires, il accompagne entreprises et dirigeants sur leurs problématiques stratégiques et contractuelles. Parallèlement, Alexandre a développé une expertise approfondie en droit bancaire, lui permettant d’intervenir efficacement dans les litiges complexes liés aux opérations financières et aux responsabilités bancaires.

Avocat Associé

Jocelyn ZIEGLER

Titulaire d’une double formation en droit public et en droit privé des affaires, Jocelyn ZIEGLER met ses compétences au service des clients qu’il accompagne avec rigueur et engagement.
Sa pratique couvre le conseil et le contentieux, notamment dans les domaines du droit bancaire, financier et des litiges complexes. Il se distingue par sa disponibilité, son écoute et sa réactivité.

Grâce à une approche pragmatique et stratégique, il veille à défendre les intérêts de ses clients avec efficacité et à leur apporter des solutions concrètes et personnalisées.

Questions fréquentes

Oui, dans de nombreux cas — la récupération n’est jamais garantie, mais trois leviers existent en parallèle : l’action pénale contre les auteurs, la mise en cause de la banque pour défaut de vigilance, et l’action contre les prestataires de paiement impliqués. Plus l’action est engagée tôt, plus les chances augmentent.

Cela dépend de la complexité du dossier et de la réactivité des établissements sollicités. Les démarches urgentes (opposition bancaire, signalement THESEE) doivent être engagées immédiatement ; la procédure pénale elle-même peut s’étendre sur plusieurs mois.

Non — il est préférable de consulter un avocat spécialisé avant le dépôt de plainte. La qualification juridique retenue et les éléments de preuve rassemblés dès le départ conditionnent fortement la suite de la procédure.