Alsetmarkets.com arnaque : 4 recours essentiels pour agir
Alsetmarkets.com arnaque : les victimes de cette plateforme de trading crypto ne parviennent plus à retirer leurs fonds après les premiers versements. Ainsi, voici les recours disponibles pour récupérer son argent et engager la responsabilité de sa banque.
Alsetmarkets.com arnaque : ce que propose le site
Alsetmarkets.com se présente comme une plateforme de trading automatisé sur crypto-actifs et devises, accessible après un dépôt initial de quelques centaines d’euros. Ce dépôt est annoncé comme un minimum, car un conseiller promet ensuite un accompagnement personnalisé qui rassure la plupart des victimes avant tout versement plus important.
Le site met en avant des gains quotidiens affichés sur un tableau de bord, puis un conseiller contacte la victime par téléphone ou messagerie pour l’inciter à réinvestir. Le cabinet a détaillé ailleurs les signaux qui permettent de reconnaître ce type de montage, dans Alsetmarkets.com arnaque : 5 signaux à vérifier (https://ziegler-avisarnaque.fr/?p=34954). Cette fiche traite donc des recours pour qui a déjà versé des fonds et ne parvient plus à les récupérer.
Ce que le cabinet constate dans ses dossiers
Ce mécanisme revient dans les dossiers du cabinet pour ce type de plateforme : un premier versement de quelques milliers d’euros, des gains affichés sur un tableau de bord qui ne correspond à aucun actif réel, puis un blocage au moment du retrait.
Des frais de déblocage, des taxes fictives ou des justificatifs fiscaux supplémentaires sont alors réclamés avant tout versement des fonds. Le conseiller qui accompagnait les premiers échanges cesse ensuite de répondre, ou invoque des contrôles réglementaires imaginaires. Les virements partent le plus souvent du compte personnel de la victime vers des comptes ouverts auprès de prestataires de paiement établis hors de France, ce qui complique leur traçage une fois les fonds transférés.
Annuler le virement vers Alsetmarkets.com
Le premier réflexe utile est l’annulation du virement, que les banques appellent recall. Cette démarche permet de demander à la banque émettrice de solliciter le retour des fonds auprès de la banque destinataire, tant que l’argent n’a pas été définitivement transféré ailleurs.
Elle doit donc être engagée dans les heures qui suivent la découverte de l’escroquerie, car passé quelques jours, les fonds ont généralement quitté le compte destinataire. Au-delà de ce délai, le recall reste tentable, mais son succès dépend entièrement de la bonne volonté de la banque destinataire. Le cabinet recommande ainsi d’adresser cette demande par écrit à son établissement bancaire, en y joignant les ordres de virement et la date exacte de chaque opération.
La responsabilité de l’établissement bancaire
La responsabilité de l’établissement bancaire se fonde sur deux terrains distincts et cumulatifs. Le premier est le devoir de vigilance, qui impose à la banque de détecter les opérations atypiques, par leur montant ou leur fréquence, et d’alerter son client avant leur exécution. Le second est l’article L133-18 du code monétaire et financier (https://www.legifrance.gouv.fr), qui régit les opérations de paiement non autorisées et commande leur remboursement.
Les établissements opposent presque toujours la négligence grave du payeur pour s’exonérer. Ce terrain évolue cependant : les juridictions reconnaissent avec une netteté croissante le devoir de conseil du banquier et l’obligation de sécurité renforcée qui pèse sur lui. Une mise en demeure est donc adressée en amont de toute saisine du tribunal, pour contraindre l’établissement à prendre position.
Signaler une plateforme frauduleuse
La plainte pénale
La plainte pénale vise l’escroquerie, prévue par le code pénal, et s’ajoute aux démarches contre la banque, elle ne les remplace pas. Elle peut être déposée au commissariat, ou en ligne pour les faits commis par internet, via la plateforme THESEE signalée sur service-public.fr (https://www.service-public.fr).
Le dépôt de plainte ne garantit donc pas la récupération des fonds, mais il ouvre une enquête et conditionne souvent la suite des démarches bancaires et civiles. Le cabinet constate ainsi que les dossiers appuyés d’une plainte déposée rapidement après la découverte des faits avancent plus vite devant les établissements bancaires.
Quelles pièces réunir, et dans quel ordre
Les relevés bancaires faisant apparaître chaque virement, les ordres de virement eux-mêmes, et les échanges avec le site ou son conseiller, captures d’écran comprises, doivent être réunis en premier. Vient ensuite le récépissé de plainte, puis la copie de la demande de recall adressée à la banque.
Ces pièces doivent donc être rassemblées dans les jours qui suivent la découverte des faits, car les relevés restent accessibles plus longtemps que les échanges sur une messagerie, qui peuvent disparaître si le site ferme ou bloque l’accès.
Alsetmarkets.com arnaque : que disent les autorités ?
Alsetmarkets.com n’apparaît pas, à la date de publication de cette fiche, sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers (https://www.amf-france.org), qui recense les sites non autorisés à proposer des produits ou services financiers en France. Cette absence ne vaut cependant pas agrément, car de nombreux sites frauduleux n’y figurent jamais, faute de signalement.
Un site peut ainsi rester actif plusieurs années avant toute inscription sur une liste officielle, ce qui ne garantit en rien sa fiabilité. Cybermalveillance.gouv.fr (https://www.cybermalveillance.gouv.fr) recense aussi les démarches à suivre après une escroquerie en ligne, indépendamment de l’inscription ou non d’un site sur une liste officielle.
Ce qu’il ne faut pas faire
Aucun frais ne doit jamais être versé pour débloquer un retrait : c’est un signal constant dans les dossiers du cabinet, et il précède souvent la disparition totale du site. Les sociétés qui promettent de récupérer les fonds moyennant des honoraires avancés, et qui recontactent parfois les victimes après une première perte, ne doivent donc recevoir aucun nouveau versement.
Un nouveau virement, quel que soit le motif invoqué, taxe, assurance, ou déblocage, ne fait qu’ajouter une perte à la première. Le cabinet Ziegler & Associés accompagne ainsi les victimes de ce type de montage, du recall jusqu’à la plainte pénale.
Questions fréquentes
Quels recours contre sa banque après une escroquerie par virement ?
Deux fondements jouent ensemble : le devoir de vigilance de l’établissement, et l’article L133-18 du code monétaire et financier sur les opérations non autorisées. La banque oppose souvent la négligence grave, mais la jurisprudence reconnaît de plus en plus son obligation de sécurité renforcée. Une mise en demeure précède donc en général toute action devant le tribunal.
Combien de temps faut-il pour récupérer de l’argent après une arnaque financière ?
Le recall bancaire, quand il aboutit, peut rendre les fonds en quelques semaines. Une procédure devant l’établissement bancaire ou le tribunal dure en revanche plusieurs mois, parfois plus d’un an selon la complexité du dossier et la réactivité de la banque. Dans un dossier Alsetmarkets.com arnaque, aucun cabinet ne peut promettre un délai garanti.
Un avocat peut-il récupérer l’argent d’une arnaque à l’investissement en ligne ?
Un avocat ne récupère pas directement les fonds, mais il engage les démarches qui y conduisent : recall bancaire, mise en demeure de l’établissement sur le fondement de sa responsabilité, et plainte pénale. Le cabinet Ziegler & Associés a ainsi traité plus de 900 dossiers de ce type depuis 2019, avec plus de 13 millions d’euros récupérés au total.
Contacter le cabinet
Le cabinet Ziegler & Associés intervient en défense des victimes
d’escroqueries financières en ligne. Il examine les dossiers qui lui sont soumis
et engage les recours appropriés.
Vous pouvez écrire
au cabinet, appeler le 01 88 31 45 92 ou
signaler une arnaque
en ligne.
Cabinet d’avocats Ziegler & Associés, 51 avenue Raymond
Poincaré, 75116 Paris. Le cabinet reçoit sur rendez-vous.