Arnaque après une arnaque financière : comment éviter les faux services de récupération de fonds ?
Lorsqu’une personne vient de perdre de l’argent dans une arnaque financière, elle cherche naturellement une solution pour récupérer ses fonds. Elle effectue des recherches telles que « comment récupérer mon argent après une arnaque crypto ? », « avocat arnaque financière », « récupération de fonds après escroquerie » ou encore « que faire après une arnaque à l’investissement ? ».
C’est précisément à ce moment que peut apparaître une seconde menace : le recovery scam, également appelé arnaque à la récupération de fonds.
De faux avocats, de prétendus enquêteurs, de fausses cellules antifraude ou des sociétés affirmant travailler avec les autorités contactent des personnes ayant déjà été victimes d’une escroquerie. Leur discours est particulièrement efficace : ils affirment avoir retrouvé l’argent, identifié un portefeuille de cryptomonnaies ou obtenu le blocage d’un compte bancaire.
Une seule condition serait nécessaire pour récupérer les fonds : payer une « taxe », des « frais de déblocage », une « assurance », des « frais de conformité » ou encore une prétendue commission administrative.
Il s’agit très souvent d’une deuxième arnaque.
Depuis sept ans, le cabinet Ziegler & Associés accompagne les victimes d’escroqueries financières et numériques. Selon les chiffres internes du cabinet, plus de 900 dossiers en lien avec les arnaques en cryptomonnaie, les faux traders et les escroqueries à l’investissement ont été traités. Dans plus de 600 dossiers, des victimes ont pu être aidées à récupérer leurs fonds dans le cadre des procédures engagées.
Cette expérience permet au cabinet d’identifier un phénomène désormais récurrent : certaines victimes sont ciblées une seconde fois précisément parce que les fraudeurs savent qu’elles cherchent activement à récupérer leur argent.
Recovery scam : comment fonctionne l’arnaque à la récupération de fonds ?
Le recovery scam intervient généralement quelques jours, quelques semaines ou quelques mois après la première escroquerie.
La victime reçoit soudainement un téléphone, un e-mail ou un message WhatsApp.
L’interlocuteur peut se présenter comme :
- un avocat chargé de récupérer les fonds ;
- un enquêteur spécialisé dans les cryptomonnaies ;
- un organisme européen de lutte contre la fraude ;
- une banque étrangère ayant retrouvé les fonds ;
- un service de conformité d’une plateforme crypto ;
- un prétendu service de récupération de Bitcoin ;
- un agent d’Interpol ou d’Europol ;
- une société de traçage blockchain ;
- un « département antifraude » ;
- un mandataire prétendument désigné par un tribunal.
Le discours est généralement particulièrement rassurant.
L’interlocuteur connaît parfois le montant exact de la première escroquerie, le nom de la plateforme utilisée, la cryptomonnaie achetée ou même certaines coordonnées personnelles de la victime.
Cette connaissance du dossier contribue à rendre le scénario crédible.
Comment les escrocs connaissent-ils votre ancienne arnaque ?
Il arrive que les mêmes réseaux criminels soient à l’origine des deux fraudes.
Les données des victimes peuvent également circuler entre plusieurs groupes. Une personne ayant déjà investi sur une plateforme frauduleuse peut apparaître sur des fichiers comprenant son numéro de téléphone, son adresse électronique, les sommes investies ou encore son niveau de vulnérabilité supposé.
La victime est alors identifiée comme susceptible de rechercher une récupération de fonds.
Le fraudeur n’a plus besoin de lui proposer un investissement.
Il lui vend cette fois-ci… la récupération de l’investissement précédent.
Faux avocat et récupération de cryptomonnaie : un scénario de plus en plus sophistiqué
Certaines arnaques à la récupération vont très loin dans l’usurpation d’identité.
Les fraudeurs peuvent copier :
- le nom d’un véritable cabinet d’avocats ;
- le nom d’un avocat inscrit à un barreau ;
- le logo d’une institution ;
- une photographie ;
- un numéro de téléphone ;
- une adresse professionnelle ;
- un jugement ou un document administratif.
Ils créent ensuite une adresse électronique ou un site Internet ressemblant à celui de l’organisme réellement existant.
La victime peut alors penser qu’elle échange réellement avec un professionnel du droit.
Pour un cabinet comme Ziegler & Associés, qui intervient régulièrement dans la défense des victimes d’arnaques financières, cette problématique est particulièrement importante : avant de transmettre des documents personnels ou de procéder à un paiement, une victime doit toujours vérifier directement l’identité du professionnel qu’elle contacte.
« Nous avons retrouvé vos cryptomonnaies » : pourquoi cette phrase doit vous alerter
Une technique particulièrement répandue consiste à affirmer que des Bitcoin, Ethereum ou USDT appartenant à la victime auraient été « retrouvés ».
Le faux service de récupération présente parfois :
- une capture d’écran d’un portefeuille crypto ;
- un prétendu relevé blockchain ;
- un document indiquant une somme bloquée ;
- une attestation bancaire ;
- une adresse de wallet supposément attribuée à la victime.
Le fraudeur affirme ensuite que les fonds peuvent être transférés à condition de verser préalablement une somme.
Cette somme peut être présentée comme une :
taxe blockchain, taxe anti-blanchiment, assurance de wallet, preuve de liquidité, commission fiscale, validation AML, garantie de transfert ou commission de déblocage.
Ce vocabulaire technique peut donner une apparence de légitimité.
Pourtant, aucune affirmation de récupération ne doit être acceptée sans vérification juridique et technique indépendante.
Arnaque crypto : ne payez pas pour « débloquer » votre argent sans vérification
Lorsque des fonds ont réellement été identifiés dans une procédure judiciaire, leur restitution obéit à un cadre juridique précis.
Un inconnu ne devrait pas vous demander d’envoyer plusieurs milliers d’euros vers un wallet crypto afin de « prouver votre identité » ou « libérer les fonds ».
De même, l’apparition soudaine d’un interlocuteur prétendant connaître votre dossier alors que vous ne l’avez jamais mandaté doit susciter immédiatement la prudence.
Le premier réflexe doit être simple : interrompre tout nouveau paiement.
Avant de transférer de l’argent, il faut vérifier l’identité de l’interlocuteur et la réalité de la procédure qu’il invoque.
Victime d’une deuxième arnaque : quels réflexes juridiques adopter ?
Une personne qui pense être victime d’un recovery scam doit préserver toutes les preuves.
Les e-mails, messages WhatsApp, Telegram, captures d’écran, numéros de téléphone, coordonnées bancaires, adresses de portefeuilles crypto et documents reçus peuvent permettre de documenter cette deuxième escroquerie.
Il est également important de conserver la première fraude.
En effet, les deux dossiers peuvent parfois être liés.
1. Arrêter immédiatement les paiements
Ne payez plus aucune prétendue taxe ou commission.
Même lorsque le fraudeur affirme que « le transfert est déjà en cours », un nouveau paiement peut simplement entraîner une nouvelle demande.
2. Vérifier l’identité de l’interlocuteur
Si la personne affirme représenter un cabinet d’avocats, recherchez vous-même les coordonnées officielles du cabinet.
Ne rappelez pas uniquement le numéro indiqué dans l’e-mail reçu.
Il convient de vérifier indépendamment :
- le site officiel ;
- l’existence du cabinet ;
- l’inscription de l’avocat ;
- l’adresse électronique utilisée ;
- le numéro de téléphone officiel.
3. Sécuriser ses données personnelles
Les victimes transmettent parfois leur carte d’identité, leur justificatif de domicile, leur relevé bancaire ou leur RIB au faux service de récupération.
Ces documents peuvent ensuite être utilisés pour une usurpation d’identité.
Il peut alors devenir nécessaire d’engager rapidement des démarches destinées à protéger l’identité de la victime.
4. Faire analyser juridiquement la situation
Un avocat habitué aux dossiers d’escroquerie financière peut comparer les documents reçus aux mécanismes connus de fraude et déterminer les démarches adaptées.
Arnaque financière : pourquoi la procédure pénale reste essentielle
Lorsqu’une escroquerie est caractérisée, le volet pénal permet de viser les auteurs de la fraude.
L’escroquerie, notamment définie par l’article 313-1 du Code pénal, repose sur l’utilisation de manœuvres frauduleuses destinées à tromper une personne et à la conduire à remettre des fonds.
Dans les dossiers de recovery scam, les manœuvres peuvent notamment être constituées par :
- une fausse qualité professionnelle ;
- une identité usurpée ;
- de faux documents ;
- une procédure judiciaire fictive ;
- de fausses preuves de récupération de fonds.
Une plainte structurée permet de présenter l’ensemble de ces éléments aux autorités.
Peut-on également agir contre une banque après une arnaque ?
Selon les circonstances, une analyse du comportement des établissements bancaires concernés peut également être pertinente.
Il faut néanmoins distinguer plusieurs situations.
Un virement volontairement effectué sous l’influence d’un escroc n’est juridiquement pas identique à une opération bancaire directement exécutée sans consentement.
Il convient donc d’étudier précisément :
- la nature des transactions ;
- les circonstances de leur validation ;
- les montants ;
- leur fréquence ;
- les comptes bénéficiaires ;
- les éventuelles anomalies apparentes ;
- les alertes intervenues ;
- les échanges entre la victime et sa banque.
Dans certaines situations, un recours bancaire peut être envisagé. Dans d’autres, les conditions juridiques ne seront pas réunies.
C’est pourquoi Ziegler & Associés privilégie une analyse individualisée, plutôt qu’une procédure identique appliquée à tous les dossiers.
Pourquoi Ziegler & Associés intervient contre les arnaques de récupération de fonds ?
Depuis sept ans, le cabinet accompagne des victimes confrontées à des mécanismes de fraude financière de plus en plus sophistiqués.
Les plus de 900 dossiers liés notamment aux arnaques crypto, faux traders et escroqueries à l’investissement pris en charge par le cabinet ont permis d’observer l’évolution des méthodes utilisées par les fraudeurs.
Parmi les phénomènes identifiés figure précisément celui de la seconde escroquerie.
Une victime qui vient de perdre plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’euros est naturellement à la recherche d’une solution. Cette volonté de récupérer son épargne peut être exploitée par un nouveau réseau.
Le rôle du cabinet est alors double : protéger la victime contre une nouvelle perte et construire les recours relatifs à l’escroquerie initiale.
Dans plus de 600 dossiers, des victimes accompagnées par le cabinet ont déjà pu être aidées à récupérer des fonds dans le cadre des procédures engagées.
Cette expérience conduit également à rappeler un principe essentiel : la récupération d’argent après une arnaque doit passer par des voies juridiques identifiables, et non par les promesses invérifiables d’un inconnu sur WhatsApp.
FAQ SEO – Recovery scam et récupération d’argent après une arnaque
Comment savoir si une société de récupération de fonds est une arnaque ?
Une sollicitation non demandée, la promesse que vos fonds ont déjà été retrouvés, l'exigence d'une taxe préalable, un paiement demandé en cryptomonnaie ou une pression pour agir rapidement sont des signaux d'alerte importants. L'identité de l'interlocuteur doit être vérifiée indépendamment avant tout paiement.
Un avocat peut-il récupérer l’argent perdu dans une arnaque crypto ?
Un avocat peut analyser les recours envisageables, organiser les preuves, engager une procédure pénale et examiner les éventuels recours civils ou bancaires. Une récupération de fonds est possible dans certaines affaires, mais dépend toujours des circonstances du dossier.
Que faire si un faux avocat me contacte après une arnaque ?
Ne procédez à aucun paiement. Conservez les messages et documents reçus, vérifiez directement l'identité du véritable avocat auprès de sources officielles et envisagez un signalement ou une plainte si l'usurpation est confirmée.
Que faire si j’ai déjà payé une fausse taxe de récupération ?
Il faut arrêter immédiatement les versements, conserver les preuves du paiement et des communications, informer rapidement les établissements financiers concernés et intégrer cette seconde fraude dans l’analyse juridique globale du dossier.
Pourquoi les victimes d’arnaques crypto sont-elles souvent recontactées ?
Les données des victimes peuvent avoir été conservées ou transmises entre réseaux frauduleux. Elles deviennent alors des cibles privilégiées pour des escrocs qui savent qu'elles cherchent activement à récupérer leur argent.
Comment choisir un avocat après une arnaque financière ?
Il est pertinent de rechercher un cabinet habitué aux escroqueries financières, aux problématiques bancaires et aux fraudes liées aux crypto-actifs. L'expérience répétée de ces dossiers facilite l'identification des mécanismes de fraude et la construction des recours adaptés.
Après une première arnaque, protégez-vous d’abord de la seconde
Une première escroquerie financière est déjà une épreuve importante. Elle ne doit pas conduire à une deuxième perte.
Si une personne vous affirme soudainement avoir retrouvé votre argent, vos Bitcoin ou vos investissements, ne versez aucune nouvelle somme avant d’avoir fait vérifier la situation.
Il existe des recours réels après une arnaque financière. Ils peuvent notamment passer par une procédure pénale contre les fraudeurs, l’analyse des flux financiers et, lorsque les conditions sont réunies, des démarches civiles ou bancaires.
Depuis sept ans, Ziegler & Associés consacre une part importante de son activité à la défense des victimes d’escroqueries financières. Avec plus de 900 dossiers liés aux cryptomonnaies, aux faux traders et aux escroqueries à l’investissement, et plus de 600 victimes aidées à récupérer des fonds dans le cadre des procédures engagées, le cabinet dispose d’une connaissance approfondie des stratégies utilisées par les fraudeurs.
Après une arnaque, la meilleure réponse n’est donc pas de croire la première personne qui promet de récupérer votre argent. La bonne démarche consiste à vérifier, documenter et engager les procédures juridiques adaptées avant de verser un euro supplémentaire.
Sources:
https://jocelynziegler.fr/arnaque-apres-arnaque-comment-reconnaitre-un-recovery-scam-et-eviter-de-perdre-encore-de-largent/
https://blog.jocelynziegleravocat.fr/arnaque-a-la-recuperation-de-fonds-comment-eviter-un-recovery-scam-apres-une-fraude-crypto/
https://ziegler-avisarnaque.fr/recovery-scam-apres-une-arnaque-financiere/
https://consultation.avocat.fr/blog/jocelyn-ziegler/article-2983142-recovery-scam-comment-eviter-une-deuxieme-arnaque-apres-avoir-deja-perdu-de-l-argent.html
Vous êtes concerné ?