Les arnaques par usurpation d’identité d’une banque, d’un courtier ou d’une société d’investissement figurent aujourd’hui parmi les fraudes financières les plus difficiles à détecter. Les escrocs ne créent plus toujours une marque totalement inconnue : ils reprennent parfois le nom, le logo, l’adresse, les documents ou même l’identité de salariés d’un véritable établissement financier afin de gagner immédiatement la confiance de la victime.

Le site frauduleux peut ressembler presque parfaitement à celui d’une entreprise réelle. L’adresse e-mail semble professionnelle. Le faux conseiller connaît le vocabulaire financier. Des documents portant le logo d’une banque ou d’une société de gestion sont envoyés. La victime pense alors avoir affaire à une entreprise autorisée et peut transférer des sommes importantes sans se douter qu’elle dialogue avec un réseau frauduleux.

Lorsque l’arnaque est découverte, il est essentiel de ne pas considérer immédiatement les fonds comme définitivement perdus. Plusieurs voies peuvent être étudiées : procédure pénale contre les escrocs, exploitation des comptes bénéficiaires, analyse des virements, recherches sur le faux site, traçabilité des transactions crypto et, lorsque les conditions juridiques sont réunies, action civile ou bancaire.

Depuis 7 ans, le cabinet Ziegler & Associés accompagne les victimes d’escroqueries financières. Le cabinet a déjà pris en charge plus de 900 dossiers en lien notamment avec les arnaques en cryptomonnaie, les faux traders et les escroqueries à l’investissement. Dans plus de 600 dossiers, les démarches engagées ont permis d’aider les victimes à récupérer des fonds.

Comment fonctionne une arnaque par usurpation d’une banque ou d’une société financière ?

Le principe est simple : les fraudeurs exploitent la réputation d’une entreprise existante.

Au lieu d’inventer une société, ils reprennent les informations d’un véritable acteur.

Ils peuvent utiliser :

  • le nom d’une banque ; 
  • le nom d’une société de gestion ; 
  • le nom d’un conseiller réel ; 
  • un numéro d’agrément ; 
  • une adresse professionnelle existante ; 
  • un logo officiel ; 
  • des documents copiés sur le véritable site. 

La victime effectue quelques vérifications rapides et constate que la société existe réellement.

Elle croit donc que tout est normal.

Le faux site ressemble presque au vrai

L’un des procédés les plus efficaces consiste à créer un nom de domaine très proche de celui de la société usurpée.

Par exemple, les fraudeurs peuvent modifier :

  • une lettre ; 
  • un tiret ; 
  • une extension ; 
  • un sous-domaine ; 
  • un mot supplémentaire. 

À première vue, l’adresse paraît authentique.

Pourquoi cette technique fonctionne-t-elle ?

Une victime recherche le nom de l’entreprise sur Google.

Elle découvre qu’elle existe, qu’elle dispose éventuellement d’un agrément et qu’elle possède de vrais bureaux.

Elle ne remarque simplement pas que le site ou l’adresse e-mail utilisés par son interlocuteur ne sont pas ceux de la société officielle.

Quels documents les fraudeurs peuvent-ils usurper ?

Les réseaux d’escroquerie peuvent reproduire des documents particulièrement convaincants.

Il peut s’agir de :

  • contrats d’investissement ; 
  • attestations de dépôt ; 
  • certificats de conformité ; 
  • brochures commerciales ; 
  • relevés de portefeuille ; 
  • documents KYC ; 
  • conditions générales ; 
  • fausses cartes professionnelles. 

Les documents comportent parfois de véritables informations sur la société usurpée.

Cela rend la fraude beaucoup plus difficile à détecter.

Comment vérifier si un conseiller est réellement lié à l’entreprise ?

Il ne faut jamais se contenter du numéro ou de l’adresse e-mail communiqués par la personne qui vous contacte.

Il est préférable de retrouver indépendamment les coordonnées officielles de l’entreprise.

Les bons réflexes

Vérifiez :

  • le domaine officiel ; 
  • les mentions légales ; 
  • l’identité de l’entité ; 
  • son statut réglementaire ; 
  • son adresse ; 
  • ses coordonnées officielles. 

Puis contactez directement l’entreprise via ses propres canaux.

Une simple question peut parfois révéler immédiatement l’usurpation :

« Monsieur X travaille-t-il réellement chez vous ? »

Quels registres peuvent être consultés avant d’investir ?

En France, plusieurs sources officielles permettent de vérifier certains acteurs financiers selon l’activité exercée.

Il peut notamment être utile de consulter :

  • les registres de l’AMF ; 
  • REGAFI ; 
  • ORIAS ; 
  • les listes d’acteurs non autorisés lorsqu’elles existent ; 
  • les informations légales de l’entreprise. 

Attention : l’existence de la société ne suffit pas

C’est précisément le piège.

Une société peut être parfaitement légitime mais être usurpée par des fraudeurs.

Il faut donc vérifier non seulement l’entreprise, mais aussi :

  • le domaine Internet ; 
  • l’e-mail ; 
  • le numéro utilisé ; 
  • les coordonnées bancaires ; 
  • l’identité du conseiller. 

Que faire lorsqu’on découvre que la société a été usurpée ?

La première priorité est d’interrompre tous les nouveaux paiements.

Ne pas avertir trop vite les fraudeurs de toutes vos démarches

Il peut être utile de sauvegarder d’abord l’ensemble des preuves.

Le faux site ou les conversations peuvent disparaître très rapidement.

Conserver les éléments essentiels

Il faut sauvegarder :

  • captures d’écran du site ; 
  • e-mails ; 
  • numéros de téléphone ; 
  • contrats ; 
  • faux documents ; 
  • coordonnées bancaires ; 
  • échanges WhatsApp ; 
  • virements ; 
  • transactions crypto. 

Ces éléments permettront de reconstituer précisément le fonctionnement de l’escroquerie.

Pourquoi contacter la véritable société usurpée ?

La société légitime peut confirmer rapidement qu’elle n’a aucun lien avec l’investissement.

Cette confirmation peut constituer un élément utile du dossier.

Elle peut également avoir déjà reçu des signalements concernant les mêmes fraudeurs.

Dans certains cas, plusieurs victimes ont été approchées sous la même fausse identité.

Usurpation d’identité financière : pourquoi déposer plainte ?

L’escroquerie repose précisément sur la fausse qualité utilisée par les fraudeurs.

Le faux conseiller peut se présenter comme :

  • banquier ; 
  • courtier ; 
  • conseiller en gestion de patrimoine ; 
  • analyste ; 
  • responsable conformité. 

Cette identité trompeuse peut constituer une partie essentielle des manœuvres frauduleuses.

La plainte doit documenter toute la construction de la confiance

Il faut notamment expliquer :

  1. comment la victime a été contactée ; 
  2. quelle société était prétendument représentée ; 
  3. quelles vérifications ont été effectuées ; 
  4. quels documents ont été transmis ; 
  5. quels versements ont été réalisés ; 
  6. quand l’usurpation a été découverte. 

Cette présentation permet de comprendre pourquoi la victime a légitimement cru traiter avec une entreprise existante.

Et si l’argent a été envoyé vers un compte au nom d’une autre société ?

C’est très fréquent.

Le faux conseiller explique parfois que le bénéficiaire bancaire est :

  • un partenaire ; 
  • un dépositaire ; 
  • une filiale ; 
  • un prestataire de paiement ; 
  • une chambre de compensation. 

La victime peut ainsi effectuer plusieurs virements vers différentes sociétés.

Ces bénéficiaires doivent être identifiés précisément

Il faut conserver :

  • IBAN ; 
  • nom du bénéficiaire ; 
  • banque destinataire ; 
  • pays ; 
  • montant ; 
  • date. 

Cette cartographie des paiements peut devenir essentielle pour l’analyse du dossier.

Et si le faux conseiller demande d’acheter des cryptomonnaies ?

Une autre variante consiste à utiliser une banque ou société d’investissement connue uniquement pour gagner la confiance.

Le fraudeur demande ensuite d’ouvrir un compte crypto légitime.

La victime :

  1. vire des euros ; 
  2. achète du Bitcoin ou de l’USDT ; 
  3. transfère les actifs vers un wallet indiqué par le faux conseiller. 

Dans cette situation, les transactions blockchain doivent être conservées.

La banque peut-elle être mise en cause après une usurpation ?

Une banque n’est pas automatiquement responsable lorsqu’un client est victime d’une escroquerie.

Il faut analyser les faits.

Les éléments étudiés peuvent inclure

  • le montant des virements ; 
  • leur fréquence ; 
  • les nouveaux bénéficiaires ; 
  • leur localisation ; 
  • les habitudes du compte ; 
  • les alertes éventuelles ; 
  • les échanges entre la banque et le client. 

L’objectif est de déterminer si un fondement juridique sérieux existe.

Pourquoi le fait d’avoir vérifié la société peut être important ?

Dans les dossiers d’usurpation, la victime a souvent pris des précautions.

Elle a recherché :

  • l’entreprise ; 
  • son adresse ; 
  • son agrément ; 
  • ses dirigeants. 

Toutes ces informations étaient réelles.

Ce sont les fraudeurs qui les avaient copiées.

Cette sophistication doit être clairement expliquée dans le dossier afin d’éviter une présentation simpliste selon laquelle la victime aurait envoyé de l’argent sans aucune vérification.

Procédure pénale et procédure civile : pourquoi les combiner ?

La procédure pénale vise principalement les fraudeurs ayant utilisé l’identité de la société.

Mais les auteurs peuvent être difficiles à identifier ou situés à l’étranger.

Une seconde analyse peut donc être nécessaire.

La procédure civile

Lorsque les conditions juridiques sont réunies, une action peut être envisagée contre un acteur identifiable dont le comportement doit être examiné.

L’analyse bancaire

Les virements permettent souvent de retrouver des intermédiaires établis en Europe.

La stratégie du cabinet consiste donc à étudier l’ensemble du circuit financier, et non simplement l’identité utilisée par le faux courtier.

Attention aux faux services de récupération utilisant une nouvelle identité connue

Après une première escroquerie, la victime peut être contactée par un nouvel interlocuteur.

Cette fois, il prétend représenter :

  • une autorité publique ; 
  • une banque centrale ; 
  • un cabinet d’avocats ; 
  • une société de blockchain ; 
  • une institution européenne. 

Il affirme avoir récupéré les fonds.

Puis il demande de payer une taxe.

Il peut s’agir d’une nouvelle usurpation.

Comment Ziegler & Associés intervient face aux clones de sociétés financières ?

Le cabinet commence par vérifier précisément l’identité utilisée.

Il analyse :

  • la vraie société ; 
  • la fausse société ; 
  • les domaines Internet ; 
  • les e-mails ; 
  • les documents ; 
  • les bénéficiaires ; 
  • les transactions ; 
  • les conversations. 

L’objectif est de distinguer clairement l’acteur légitime du réseau frauduleux.

L’expérience du cabinet dans les usurpations et faux investissements

Depuis 7 ans, Ziegler & Associés accompagne les victimes d’escroqueries financières.

Parmi les plus de 900 dossiers traités figurent notamment :

  • faux traders ; 
  • usurpations de sociétés financières ; 
  • faux conseillers bancaires ; 
  • faux courtiers ; 
  • plateformes crypto frauduleuses ; 
  • investissements fictifs ; 
  • clones de banques. 

Dans plus de 600 dossiers, les procédures engagées ont permis d’aider les victimes à récupérer des fonds.

Cette expérience permet de reconnaître rapidement de nombreux signaux récurrents.

Pourquoi une victime peut-elle avoir intérêt à choisir un cabinet habitué à ces dossiers ?

Une usurpation financière nécessite de comprendre simultanément :

  • l’identité de la vraie entreprise ; 
  • le fonctionnement du faux site ; 
  • les moyens de paiement ; 
  • les réglementations financières ; 
  • les éléments pénaux ; 
  • les responsabilités éventuelles. 

Le cabinet Ziegler & Associés développe précisément depuis sept ans une pratique consacrée à ces problématiques.

L’objectif n’est pas uniquement de constater que le site est frauduleux.

Il faut déterminer quelles procédures peuvent encore permettre à la victime d’agir.

FAQ

Comment savoir si une société d’investissement a été usurpée ?

Comparez les coordonnées utilisées avec celles figurant sur le site officiel et les registres réglementaires. Contactez directement la véritable société par un moyen indépendant.

Une société existe réellement : cela signifie-t-il que mon investissement est sécurisé ?

Non. Des fraudeurs peuvent usurper une entreprise parfaitement légitime.

J’ai versé de l’argent à un faux conseiller utilisant le nom d’une banque : que faire ?

Arrêtez les paiements, conservez les preuves, prévenez votre banque, contactez la société réellement usurpée et faites analyser les recours envisageables.

Peut-on récupérer son argent après une usurpation de société financière ?

Cela peut être possible selon les comptes utilisés, le parcours des fonds et les responsabilités pouvant être recherchées. Chaque dossier doit être étudié individuellement.

J’ai vérifié l’agrément et il était réel : ai-je quand même été imprudent ?

Pas nécessairement. Dans une fraude par clonage, les escrocs utilisent précisément les informations réglementaires d’une véritable entreprise afin de tromper les victimes.

La banque est-elle responsable ?

Pas automatiquement. Il faut analyser les opérations, les circonstances et les éventuelles anomalies apparentes avant d’envisager un recours.

Quel avocat contacter après une usurpation d’une banque ou société d’investissement ?

Il est utile de s’adresser à un cabinet connaissant à la fois les escroqueries financières, les circuits bancaires et les faux investissements. Ziegler & Associés travaille depuis sept ans sur ces dossiers.

Faux site financier : l’existence d’une véritable société ne doit pas empêcher la victime d’agir

Les escroqueries par usurpation sont particulièrement redoutables parce qu’elles exploitent précisément les réflexes de prudence des investisseurs.

La victime vérifie le nom de la société.

Elle trouve une entreprise réelle.

Elle vérifie son adresse.

Elle est exacte.

Elle consulte éventuellement un registre.

L’entreprise y apparaît.

Pourtant, elle ne parle pas réellement à cette société.

C’est pourquoi une arnaque par clonage ou usurpation d’identité financière doit être analysée avec méthode.

Les recours peuvent associer une procédure pénale contre les fraudeurs, l’identification des comptes et wallets utilisés et, lorsque les conditions juridiques sont réunies, une analyse civile et bancaire.

Depuis 7 ans, le cabinet Ziegler & Associés accompagne les victimes de ces fraudes. Avec plus de 900 dossiers traités et plus de 600 victimes aidées à récupérer des fonds, le cabinet a développé une connaissance approfondie des mécanismes utilisés pour détourner la réputation de véritables institutions financières et convaincre les victimes d’investir.

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