Une arnaque crypto peut commencer par une simple publicité sur Facebook, Instagram ou YouTube. La victime voit apparaître une vidéo promettant un investissement rentable, un système de trading automatisé, une plateforme utilisant l’intelligence artificielle ou une méthode permettant de générer des revenus grâce au Bitcoin.

La publicité paraît parfois provenir d’un média connu, d’un entrepreneur célèbre ou d’une personnalité publique. Après avoir cliqué, l’internaute remplit un formulaire avec son nom et son numéro de téléphone. Quelques minutes plus tard, un prétendu conseiller financier l’appelle.

C’est souvent le début d’un mécanisme beaucoup plus élaboré : premier investissement, gains affichés artificiellement, appels répétés, augmentation progressive des versements, achat de cryptomonnaies puis impossibilité de récupérer l’argent.

Lorsqu’une victime comprend qu’elle a été trompée, il est essentiel d’agir rapidement et surtout de ne plus effectuer de nouveau paiement.

Plusieurs voies peuvent alors être étudiées : procédure pénale contre les escrocs, analyse des flux bancaires et crypto, exploitation des preuves numériques et, lorsque les conditions juridiques sont réunies, recours civil ou bancaire.

Depuis 7 ans, le cabinet Ziegler & Associés accompagne les victimes d’escroqueries financières. Plus de 900 dossiers en lien notamment avec les arnaques en cryptomonnaie, les faux traders et les escroqueries à l’investissement ont été traités. Dans plus de 600 dossiers, les démarches engagées ont permis d’aider les victimes à récupérer des fonds.

Comment une publicité sur Facebook ou Instagram peut-elle mener à une arnaque crypto ?

La publicité constitue simplement la première étape du parcours.

Elle est conçue pour provoquer une réaction immédiate.

Le message peut promettre :

     

      • des revenus passifs grâce au Bitcoin ; 

      • un robot de trading utilisant l’intelligence artificielle ; 

      • une méthode d’investissement réservée aux particuliers ; 

      • un rendement important avec un faible capital ; 

      • un système automatisé présenté comme très performant. 

    L’objectif est rarement de demander immédiatement plusieurs dizaines de milliers d’euros.

    Les fraudeurs veulent d’abord obtenir les coordonnées de la victime.

    Le formulaire d’investissement : première étape du piège

    Après avoir cliqué sur la publicité, l’internaute arrive généralement sur une page présentant un prétendu investissement.

    Il doit indiquer :

       

        • son nom ; 

        • son numéro de téléphone ; 

        • son adresse e-mail. 

      Une personne l’appelle ensuite très rapidement.

      Cette rapidité est importante : le réseau frauduleux cherche à contacter la victime pendant qu’elle est encore intéressée par l’offre.

      Le faux conseiller se présente comme un professionnel

      Il peut prétendre être :

         

          • trader ; 

          • analyste financier ; 

          • gestionnaire de compte ; 

          • spécialiste des cryptomonnaies ; 

          • conseiller en investissement. 

        Le discours est souvent très professionnel.

        Le faux conseiller explique le fonctionnement des marchés, présente sa société et propose de commencer avec une petite somme.

        Pourquoi le premier investissement est-il souvent faible ?

        Une demande immédiate de 50 000 € éveillerait la méfiance.

        Le faux conseiller propose donc parfois de commencer avec :

           

            • 250 € ; 

            • 500 € ; 

            • 1 000 €. 

          La victime pense limiter son risque.

          Quelques jours plus tard, son espace personnel affiche déjà des gains.

          Le conseiller rappelle alors :

          « Votre stratégie fonctionne très bien. »

          « Nous avons actuellement une opportunité exceptionnelle. »

          La victime est progressivement incitée à investir davantage.

          Faux témoignages et publicités : pourquoi le système paraît crédible ?

          Les fraudeurs utilisent différents moyens pour renforcer la confiance.

          De faux articles de presse

          La publicité peut renvoyer vers une page imitant un média connu.

          Le design, le logo et la typographie peuvent être reproduits.

          Un faux article affirme qu’une personnalité a découvert une méthode permettant de devenir rentable grâce au Bitcoin.

          De faux témoignages

          La victime peut voir :

          « J’ai gagné 8 000 € en trois semaines. »

          « J’ai retiré mon argent sans problème. »

          Ces commentaires peuvent être entièrement fabriqués.

          Des vidéos manipulées

          Avec les technologies actuelles, une publicité peut également utiliser un deepfake ou une voix synthétique.

          L’apparence professionnelle de la publicité ne constitue donc aucune garantie de sérieux.

          Que se passe-t-il après les premiers versements ?

          Une fois que la victime a confiance, les demandes augmentent.

          Le faux conseiller peut annoncer :

             

              • une opération exceptionnelle sur le Bitcoin ; 

              • une hausse imminente d’une cryptomonnaie ; 

              • une opportunité institutionnelle ; 

              • un accès VIP ; 

              • une opération réservée aux gros investisseurs. 

            Les montants peuvent rapidement passer de quelques centaines d’euros à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

            Pourquoi certaines victimes ouvrent-elles un compte crypto légitime ?

            C’est une évolution importante des escroqueries.

            Les fraudeurs n’utilisent pas toujours une fausse plateforme pour recevoir directement les euros.

            Ils demandent parfois à la victime d’utiliser un acteur crypto parfaitement légitime.

            Le parcours peut être le suivant :

               

                1. la victime effectue un virement depuis sa banque ; 

                1. elle crédite son compte sur un exchange ; 

                1. elle achète du Bitcoin, de l’Ethereum ou de l’USDT ; 

                1. le faux conseiller lui fournit une adresse de wallet ; 

                1. elle transfère les crypto-actifs vers cette adresse. 

              À partir de ce moment, les actifs quittent la plateforme utilisée par la victime.

              Que faire lorsqu’on comprend que la publicité menait à une arnaque ?

              La première décision doit être d’interrompre immédiatement les paiements.

              Il faut ensuite préserver toutes les preuves.

              Conserver la publicité initiale

              Si elle est encore accessible, réalisez :

                 

                  • une capture d’écran ; 

                  • une copie du lien ; 

                  • une capture de la page d’arrivée ; 

                  • une copie du nom du compte publicitaire ; 

                  • une capture de la vidéo. 

                Les campagnes frauduleuses peuvent être supprimées rapidement.

                Sauvegarder les conversations

                Conservez :

                   

                    • WhatsApp ; 

                    • Telegram ; 

                    • SMS ; 

                    • e-mails ; 

                    • messages vocaux ; 

                    • documents reçus. 

                  Conserver les informations financières

                  Il faut également sauvegarder :

                     

                      • relevés bancaires ; 

                      • IBAN ; 

                      • noms des bénéficiaires ; 

                      • reçus de paiement ; 

                      • transactions blockchain ; 

                      • adresses de wallet. 

                    Pourquoi la publicité peut-elle être importante dans une procédure pénale ?

                    Elle permet de documenter le premier acte de la manipulation.

                    Une victime n’a pas spontanément décidé d’envoyer son argent à un inconnu.

                    Elle a parfois été attirée par une communication frauduleuse utilisant :

                       

                        • une fausse recommandation ; 

                        • une identité usurpée ; 

                        • une promesse mensongère ; 

                        • un faux article de presse. 

                      L’ensemble doit être intégré à la chronologie du dossier.

                      Comment construire une plainte après une arnaque provenant d’un réseau social ?

                      Le cabinet Ziegler & Associés peut notamment reconstituer les étapes du parcours.

                      1. La publicité

                      Quelle plateforme ?

                      Quel message ?

                      Quelle personnalité ou entreprise était mentionnée ?

                      2. La prise de contact

                      Qui a appelé ?

                      Quel numéro ?

                      Quelle société était prétendument représentée ?

                      3. Les investissements

                      Quels montants ?

                      Quels bénéficiaires ?

                      4. Les cryptomonnaies

                      Quel exchange ?

                      Quels wallets ?

                      Quels hashes de transaction ?

                      5. Le retrait

                      À quel moment la victime a-t-elle demandé son argent ?

                      Quelle réponse lui a-t-on donnée ?

                      Cette chronologie permet de transformer une succession d’événements parfois confuse en dossier juridiquement structuré.

                      Facebook, Instagram ou YouTube sont-ils automatiquement responsables ?

                      Il faut éviter les conclusions automatiques.

                      Le simple fait qu’une publicité frauduleuse soit apparue sur une plateforme ne signifie pas nécessairement que celle-ci devra indemniser la victime.

                      La question d’une éventuelle responsabilité dépendrait du cadre juridique applicable et des faits précis.

                      L’objectif premier reste de documenter la fraude et le circuit financier.

                      Pourquoi les virements bancaires doivent-ils aussi être analysés ?

                      Dans de nombreux dossiers, les premières sommes sont parties directement depuis le compte bancaire de la victime.

                      Il peut donc être utile d’examiner :

                         

                          • le nombre de virements ; 

                          • leur montant ; 

                          • leur fréquence ; 

                          • les bénéficiaires ; 

                          • les pays concernés ; 

                          • les alertes éventuelles ; 

                          • les échanges avec la banque. 

                        La banque doit-elle rembourser automatiquement ?

                        Non.

                        Une banque n’est pas automatiquement responsable parce qu’un client a été victime d’un faux investissement.

                        La situation doit être distinguée selon qu’il s’agit notamment :

                           

                            • d’une opération non autorisée ; 

                            • d’un virement volontairement réalisé sous manipulation ; 

                            • d’une opération effectuée par un tiers après prise de contrôle du compte. 

                          Chaque configuration entraîne une analyse différente.

                          Quels recours civils peuvent être envisagés ?

                          Lorsque les faits et le droit le permettent, la responsabilité d’un acteur identifiable peut être étudiée.

                          Chez Ziegler & Associés, l’approche consiste à ne pas regarder uniquement le faux trader.

                          Le cabinet analyse l’ensemble du parcours :

                           

                            • escrocs ; 

                            • banques ; 

                            • bénéficiaires ; 

                            • prestataires ; 

                            • exchanges ; 

                            • transactions crypto. 

                          Cette méthode permet de rechercher les voies de réparation juridiquement pertinentes plutôt que de se limiter à un seul axe.

                          Pourquoi combiner procédure pénale et procédure civile ?

                          Les deux procédures poursuivent des objectifs différents.

                          La procédure pénale vise les auteurs

                          Elle cherche notamment à faire reconnaître l’escroquerie et à permettre les investigations.

                          La procédure civile recherche une réparation auprès d’un responsable identifiable

                          Lorsque les conditions sont réunies, une action distincte peut être envisagée.

                          Cette combinaison peut s’avérer importante lorsque les fraudeurs opèrent depuis l’étranger.

                          Peut-on retrouver les cryptomonnaies envoyées après une publicité frauduleuse ?

                          Lorsqu’une victime a transféré des actifs numériques, les transactions peuvent laisser des traces sur la blockchain.

                          Il faut conserver :

                           

                            • le hash ; 

                            • l’adresse du wallet ; 

                            • la date ; 

                            • le montant ; 

                            • le réseau. 

                          Traçabilité ne signifie pas remboursement automatique

                          Voir les mouvements ne signifie pas nécessairement pouvoir immédiatement saisir les actifs.

                          La récupération dépend notamment du parcours des fonds et des intermédiaires utilisés.

                          Mais l’absence de conservation de ces informations peut rendre l’analyse beaucoup plus difficile.

                          Attention aux publicités de récupération après la première arnaque

                          Une situation particulièrement dangereuse apparaît lorsque la victime commence ensuite à rechercher :

                          « Comment récupérer mon argent après une arnaque crypto ? »

                          Elle peut alors tomber sur une nouvelle publicité.

                          Cette fois, le site promet de retrouver les fonds perdus.

                          Le nouvel interlocuteur affirme parfois :

                          « Nous avons déjà identifié votre wallet. »

                          Puis il demande un paiement.

                          La victime risque alors de subir une recovery scam, c’est-à-dire une deuxième escroquerie visant précisément les personnes déjà victimes d’une première fraude.

                          Ne jamais transmettre immédiatement son dossier à un récupérateur inconnu

                          Un faux service peut demander :

                           

                            • carte d’identité ; 

                            • relevés bancaires ; 

                            • wallets ; 

                            • montant de la fraude ; 

                            • coordonnées complètes. 

                          Ces informations peuvent ensuite être exploitées pour personnaliser une nouvelle manipulation.

                          La récupération de fonds doit donc être abordée avec autant de prudence que l’investissement initial.

                          Pourquoi les victimes choisissent-elles Ziegler & Associés ?

                          Lorsqu’une arnaque commence sur un réseau social puis implique une banque, un exchange et des cryptomonnaies, le dossier devient rapidement transversal.

                          Il faut comprendre :

                           

                            • la publicité frauduleuse ; 

                            • la manipulation psychologique ; 

                            • le droit pénal ; 

                            • les flux bancaires ; 

                            • les transactions crypto ; 

                            • les responsabilités éventuelles. 

                          Depuis 7 ans, le cabinet Ziegler & Associés consacre une part importante de son activité à la défense des victimes d’escroqueries financières.

                          Le cabinet a déjà traité plus de 900 dossiers en lien notamment avec les fraudes crypto, les faux traders et les escroqueries à l’investissement.

                          Dans plus de 600 dossiers, les procédures engagées ont permis d’aider les victimes à récupérer des fonds.

                          Cette expérience permet au cabinet de reconnaître rapidement le parcours classique allant de la publicité en ligne au transfert de l’argent.

                          FAQ

                          J’ai investi après une publicité Facebook : que faire ?

                          Arrêtez les paiements, sauvegardez la publicité, conservez les échanges et les opérations financières puis faites analyser rapidement votre dossier.

                          Facebook ou Instagram remboursera-t-il mon argent ?

                          Il ne faut pas présumer d’une responsabilité automatique de la plateforme publicitaire. Les faits et le cadre juridique doivent être étudiés précisément.

                          Une publicité avec une célébrité peut-elle être fausse ?

                          Oui. L’image, la voix ou la vidéo d’une personnalité peuvent être usurpées ou manipulées.

                          J’ai acheté de l’USDT après avoir vu une publicité : puis-je récupérer les fonds ?

                          Une récupération peut parfois être possible selon le parcours des actifs et les intermédiaires utilisés. Les transactions blockchain doivent être conservées.

                          J’ai moi-même réalisé les virements : puis-je encore agir ?

                          Oui. La réalisation volontaire du virement ne signifie pas qu’aucun recours n’existe. L’analyse juridique sera toutefois différente de celle d’une opération bancaire totalement non autorisée.

                          Dois-je porter plainte même si la publicité a disparu ?

                          Oui. La disparition de la publicité n’empêche pas d’engager des démarches. Les autres preuves peuvent rester exploitables.

                          Pourquoi contacter Ziegler & Associés après une arnaque provenant d’un réseau social ?

                          Le cabinet intervient depuis sept ans dans les fraudes financières et a traité plus de 900 dossiers liés notamment aux cryptomonnaies, faux traders et investissements frauduleux. Il peut analyser conjointement les aspects pénaux, bancaires et crypto du dossier.

                          Arnaque après une publicité sur les réseaux sociaux : ne considérez pas immédiatement l’argent comme définitivement perdu

                          Une arnaque financière peut commencer par un geste particulièrement banal : cliquer sur une publicité.

                          La sophistication intervient ensuite.

                          Faux conseiller, espace client professionnel, investissement crypto, rendement fictif et blocage du retrait transforment progressivement une simple publicité en escroquerie financière complexe.

                          Lorsqu’elle découvre la fraude, la victime doit interrompre les paiements et préserver les preuves.

                          Une stratégie juridique peut ensuite associer :

                           

                            • une procédure pénale contre les fraudeurs ; 

                            • l’analyse des virements bancaires ; 

                            • l’exploitation des transactions blockchain ; 

                            • et, lorsque les conditions sont réunies, des actions civiles ou bancaires. 

                          Avec 7 années d’activité consacrées notamment à la défense des victimes d’escroqueries financières, plus de 900 dossiers traités et plus de 600 victimes aidées à récupérer des fonds, le cabinet Ziegler & Associés a développé une connaissance approfondie de ces fraudes qui commencent aujourd’hui très souvent par une publicité vue sur Facebook, Instagram, YouTube ou un autre service en ligne.

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