Veloce Digitovia arnaque : des investisseurs signalent des pertes après blocage de leurs retraits. Ce dossier détaille les recours mobilisables, et l’ordre dans lequel les engager.

Faire analyser mon dossier

Veloce Digitovia arnaque : ce que montre le dossier

Veloce Digitovia promet des rendements élevés sur des produits d’investissement automatisés, puis bloque les retraits une fois les premiers versements effectués. Notre fiche Veloce Digitovia arnaque détaille les signaux qui permettent de la reconnaître : promesses de rendement, conseiller disponible au départ, puis injoignable au moment du retrait. Ce mécanisme revient dans les dossiers du cabinet : premier versement de quelques milliers d’euros, gains affichés sur une interface, blocage au retrait, puis frais réclamés pour débloquer les fonds. Pour cette raison, cette page ne revient pas sur le montage. Elle traite les recours qui restent mobilisables, et l’ordre dans lequel les engager.

Le recall bancaire et son délai

Dès la découverte d’un virement frauduleux vers Veloce Digitovia, la première démarche consiste à contacter son établissement bancaire pour demander l’annulation du virement, que les banques appellent recall. Cette demande doit être formulée le plus rapidement possible, car passé quelques jours, les fonds ont généralement déjà quitté le compte destinataire et la procédure n’aboutit plus. Le cabinet recommande ensuite de confirmer cette demande par écrit, email ou courrier recommandé, en plus de l’appel téléphonique, afin de dater la démarche et de pouvoir s’en prévaloir devant son établissement bancaire ou devant un tribunal.
Le recall reste toutefois soumis à la coopération de la banque réceptrice et à la disponibilité des fonds : il ne constitue pas un droit automatique. Sans résultat de ce côté, le dossier bascule vers les autres recours.

La responsabilité de l’établissement bancaire : deux fondements cumulatifs

La responsabilité de l’établissement bancaire se fonde sur deux terrains distincts et cumulatifs. D’une part, son devoir de vigilance, qui lui impose de détecter les opérations atypiques, un virement inhabituel vers une plateforme comme Veloce Digitovia par exemple, et d’en alerter son client avant l’exécution. D’autre part, l’article L133-18 du code monétaire et financier, qui régit les opérations de paiement non autorisées et commande leur remboursement. Face à ces deux fondements, les établissements opposent presque systématiquement la négligence grave du payeur. Ce débat jurisprudentiel évolue cependant : les condamnations de banques se multiplient, les juridictions reconnaissant avec une netteté croissante le devoir de conseil du banquier et l’obligation de sécurité renforcée qui pèse sur lui.

Signaler une plateforme frauduleuse

La plainte pénale contre Veloce Digitovia : ce qu’elle permet

Une plainte pénale contre Veloce Digitovia peut être déposée pour escroquerie, sur le fondement des articles 313-1 et suivants du code pénal, auprès d’un commissariat, d’une brigade spécialisée, ou en ligne via la plateforme THESEE, signalée par service public. Cette plainte ne garantit pas pour autant la récupération des fonds, car l’auteur du montage se trouve souvent à l’étranger et l’enquête prend du temps. Elle reste néanmoins utile à deux titres. Elle déclenche une enquête susceptible d’identifier des comptes relais, et le numéro de dossier délivré à son dépôt peut ensuite être transmis à l’établissement bancaire, qui l’exige souvent avant d’ouvrir sa propre procédure de contestation.

Les pièces à réunir, et dans quel ordre

Le dossier contre Veloce Digitovia se construit avec des pièces précises, réunies dans un ordre qui compte. D’abord les relevés du compte ayant servi au virement, et la confirmation écrite envoyée à son établissement bancaire. Ensuite les échanges avec le conseiller, les captures d’écran de la plateforme et les justificatifs de tout versement complémentaire. Le délai légal pour contester un paiement non autorisé est de treize mois à compter du débit, fixé par l’article L133-24 du code monétaire et financier. En parallèle, le site cybermalveillance.gouv.fr propose un accompagnement pour signaler l’incident et sécuriser les comptes concernés, en complément du dépôt de plainte.

Ce qu’il ne faut pas faire après Veloce Digitovia arnaque

Après un premier blocage, Veloce Digitovia ou un intermédiaire réclame souvent des frais pour débloquer les fonds. Ce versement supplémentaire ne débloque rien, il s’ajoute simplement à la perte initiale. Des sociétés de récupération de fonds contactent également parfois les victimes en leur promettant un remboursement rapide contre commission. Le cabinet déconseille tout versement à ces structures, qui ne disposent d’aucun pouvoir pour contraindre la plateforme ni la banque. Toute demande de ce type doit être signalée, plutôt que suivie. Enfin, aucun nouveau versement ne doit être effectué, quel que soit le motif invoqué : taxe, frais de change ou déblocage administratif.

Agir avec Ziegler & Associés

Le cabinet Ziegler & Associés, barreau de Paris, intervient depuis 2019 sur ce type de dossier. Il a traité plus de 900 dossiers, obtenu l’indemnisation de plus de 600 victimes, pour plus de 13 millions d’euros récupérés au total. Une victime de Veloce Digitovia arnaque peut donc faire analyser son dossier par le cabinet, joindre le 01 88 31 45 92, ou écrire au 51 avenue Raymond Poincaré, 75116 Paris.

Questions fréquentes

Peut-on annuler un virement envoyé à Veloce Digitovia ?

Oui, sous condition de rapidité. La demande d’annulation du virement, que les banques appellent recall, doit être adressée à son établissement bancaire dès la découverte des faits. Passé quelques jours cependant, les fonds ont souvent déjà quitté le compte destinataire.

Quel délai pour contester un virement vers Veloce Digitovia ?

Le code monétaire et financier fixe un délai de treize mois à compter du débit pour contester un paiement non autorisé, sur le fondement de l’article L133-24. Agir rapidement reste toutefois préférable, avant que les preuves ne s’effacent.

Veloce Digitovia arnaque : la banque peut-elle être tenue responsable ?

Oui, sur deux fondements cumulatifs : son devoir de vigilance sur les opérations atypiques, et l’article L133-18 du code monétaire et financier sur les paiements non autorisés. Les banques opposent souvent la négligence du client, mais les condamnations se multiplient malgré tout.

Défendre mes droits

Contacter le cabinet

Le cabinet Ziegler & Associés intervient en défense des victimes
d’escroqueries financières en ligne. Il examine les dossiers qui lui sont soumis
et engage les recours appropriés.

Vous pouvez écrire
au cabinet
, appeler le 01 88 31 45 92 ou
signaler une arnaque
en ligne.

Cabinet d’avocats Ziegler & Associés, 51 avenue Raymond
Poincaré, 75116 Paris. Le cabinet reçoit sur rendez-vous.

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