SynThalora arnaque : 5 démarches nécessaires pour agir
SynThalora arnaque : des épargnants signalent des retraits bloqués sur cette plateforme de trading en ligne depuis plusieurs mois. Le cabinet Ziegler & Associés, qui a traité plus de 900 dossiers d’escroqueries financières depuis 2019, détaille les recours bancaires et réglementaires pour tenter de récupérer les fonds versés.
SynThalora arnaque : une plateforme signalée par des victimes
SynThalora arnaque est la recherche que tapent de plus en plus d’investisseurs qui ne parviennent plus à retirer leur argent de cette plateforme de trading en ligne. Le cabinet traite plusieurs dossiers concernant SynThalora, depuis plusieurs mois, et les témoignages recueillis décrivent un scénario récurrent : un premier gain apparaît sur l’interface, puis des frais sont réclamés avant tout retrait, et le compte finit par se bloquer entièrement.
SynThalora est une arnaque. Cette qualification repose sur plus de 900 dossiers traités par le cabinet et sur la constance des procédés observés, qu’il s’agisse de promesses de rendement irréalistes, de conseillers injoignables dès qu’une victime demande un retrait, ou de demandes répétées de nouveaux virements pour prétendument débloquer les fonds. Aucune autorité ne recense SynThalora parmi les établissements agréés à proposer des services d’investissement en France, ce que permet de vérifier le registre tenu par l’AMF.
Les signaux caractéristiques d’une arnaque à l’investissement en ligne
Un rendement garanti au delà de dix pour cent par mois signale presque toujours une arnaque à l’investissement, car aucun placement réel ne peut l’assurer. Les plateformes de ce type partagent des traits identiques, qu’il s’agisse d’un conseiller qui contacte la victime par téléphone, d’une interface qui affiche des gains fictifs, ou d’un blocage des retraits dès que la victime souhaite récupérer son capital. Les victimes de SynThalora arnaque décrivent précisément cet enchaînement.
L’AMF tient une liste noire des sites et entités non autorisés à proposer des produits financiers en France, mise à jour régulièrement. Le site service-public.fr détaille également la marche à suivre pour vérifier l’agrément d’un intermédiaire avant tout versement, une vérification qui confirme après coup ce que les victimes pressentaient déjà.
La responsabilité de l’établissement bancaire : devoir de vigilance et article L133-18
La responsabilité de l’établissement bancaire se fonde sur deux terrains distincts et cumulatifs : son devoir de vigilance, qui lui impose de détecter les opérations atypiques et d’en alerter son client avant exécution, et l’article L133-18 du code monétaire et financier, qui régit les opérations de paiement non autorisées et commande leur remboursement.
Les établissements opposent systématiquement la négligence grave du payeur. C’est un débat jurisprudentiel, et il évolue : les condamnations de banques se multiplient, les juridictions reconnaissant avec une netteté croissante le devoir de conseil du banquier et l’obligation de sécurité renforcée qui pèse sur lui.
Signaler une plateforme frauduleuse
Signaler SynThalora auprès de l’AMF et de Cybermalveillance
Signaler SynThalora arnaque aux autorités donne de la matière aux enquêteurs et peut accélérer le blocage des comptes utilisés pour collecter les fonds. Le signalement se fait en ligne auprès de l’AMF, qui recueille les alertes sur les acteurs non autorisés, et auprès de Cybermalveillance.gouv.fr, qui oriente les victimes de fraude en ligne vers les démarches adaptées.
Une plainte pénale reste nécessaire pour permettre l’ouverture d’une enquête et, le cas échéant, la saisie des fonds encore détenus par les auteurs. Le dépôt de plainte peut se faire au commissariat, à la gendarmerie, ou en ligne via la plateforme THESEE pour les escroqueries commises par internet, selon les indications disponibles sur service-public.fr.
L’annulation du virement, que les banques appellent recall, et les autres recours possibles
L’annulation du virement, que les banques appellent recall, consiste à demander à sa propre banque d’adresser une demande de restitution à la banque qui a reçu les fonds. Elle n’aboutit que si les sommes sont encore présentes sur le compte destinataire, ce qui suppose d’agir dans les tout premiers jours suivant le virement.
Quand le recall échoue, parce que les fonds ont déjà été transférés ou retirés, trois voies restent ouvertes : la mise en demeure de l’établissement bancaire sur le fondement de son devoir de vigilance, l’action judiciaire fondée sur l’article L133-18 du code monétaire et financier, et la plainte pénale contre les auteurs de l’arnaque. Pour les virements transfrontaliers au sein de l’Union européenne, l’ABE Infoservice informe sur les recours applicables selon le pays destinataire.
Comment le cabinet Ziegler & Associés traite ce type de dossier
Le cabinet traite plusieurs dossiers concernant SynThalora, et instruit chaque dossier sur les deux fondements cumulés que sont la faute bancaire et la qualification pénale de l’arnaque. L’analyse commence par la reconstitution du parcours des fonds, virement par virement, afin de déterminer quelles démarches de recall ou de contestation restent encore possibles, puis se poursuit par la mise en cause de l’établissement bancaire lorsque les conditions sont réunies.
Les articles déjà publiés par le cabinet détaillent ces démarches pour des situations comparables : récupérer ses fonds versés à une plateforme non agréée, victime d’une arnaque financière, arnaque sentimentale et investissement crypto, et OPBAS arnaque.
Questions fréquentes
Quels recours contre sa banque après une escroquerie par virement ?
Deux fondements coexistent : le devoir de vigilance de l’établissement, qui doit détecter les opérations atypiques, et l’article L133-18 du code monétaire et financier sur les paiements non autorisés. La banque oppose fréquemment la négligence grave du payeur, mais cet argument ne prospère pas dans tous les dossiers.
Combien de temps faut-il pour récupérer de l’argent après une arnaque financière ?
Le recall bancaire ne fonctionne que dans les tout premiers jours suivant le virement. Au delà, une procédure amiable puis judiciaire contre l’établissement bancaire ou contre les auteurs de l’arnaque peut s’étendre sur plusieurs mois, selon la complexité du dossier et la localisation des fonds.
Un avocat peut-il récupérer l’argent d’une arnaque à l’investissement en ligne ?
Un avocat peut engager la responsabilité de l’établissement bancaire, déposer plainte contre les auteurs de l’arnaque et suivre les démarches de recall lorsque les fonds sont encore disponibles sur le compte destinataire. Le cabinet Ziegler & Associés instruit ces dossiers sur ces deux fondements cumulés.
Contacter le cabinet
Le cabinet Ziegler & Associés intervient en défense des victimes
d’escroqueries financières en ligne. Il examine les dossiers qui lui sont soumis
et engage les recours appropriés.
Vous pouvez écrire
au cabinet, appeler le 01 88 31 45 92 ou
signaler une arnaque
en ligne.
Cabinet d’avocats Ziegler & Associés, 51 avenue Raymond
Poincaré, 75116 Paris. Le cabinet reçoit sur rendez-vous.
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